Gjirokastër

Tandis que sa citadelle classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO trône sur les pentes des montagnes de Gjerë , un patchwork de terres agricoles se tapit à ses pieds, rejoignant à l'horizon les immenses plaines de la vallée du Drino. Bienvenue à Gjirokastër , une cité albanaise qui allie histoire et nature pour charmer ses visiteurs.

Histoire

Des traces d'habitation datant du premier siècle av. J.-C. ont été trouvées à Gjirokastër. Probablement fondée au XIIe siècle, la ville se fit commercialement connaître sous l'appellation Argyrópolis ou « cité d'argent » à l'époque de l'Empire byzantin. La cité compta parmi les territoires du despotat d'Epire au XIVe siècle, avant la conquête ottomane en 1417. Son marché de textiles et de produits laitiers lui permit de prospérer tout au long du XVIIe siècle. En 1811, le puissant gouverneur albanais Ali Pasha prit le contrôle de Gjirokastër. Il en développa les défenses et commanda la construction d'un aqueduc d'une dizaine de kilomètres pour assurer l'approvisionnement en eau de la citadelle. Le canal fut malheureusement détruit en 1932.

A la fin du XIXe siècle, la ville fut un siège de la résistance contre la domination turque. Les Grecs revendiquèrent plus tard l'administration du territoire, dans la première moitié du XXe siècle. Les troupes françaises occupèrent Gjirokastër pendant la Première Guerre mondiale, avant que l'Albanie ne la récupère. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la cité passa successivement sous la domination italienne en 1939, grecque en 1940, puis allemande, mais finit par revenir à l'Albanie en 1944.

Gjirokastër évolua sur le plan commercial et industriel sous le régime communiste de l'après-guerre en Albanie. Le gouvernement l'érigea au rang de « ville-musée » en raison de son état de conservation et de la présence en son sein de la maison natale du premier secrétaire du Parti du travail d'Albanie, Enver Hoxha. La demeure du dictateur fut transformée en un musée consacré à son histoire et à ses réalisations.

Lors du déclin du régime communiste en 1991, plusieurs problèmes économiques affectèrent Gjirokastër, à commencer par l'émigration massive vers l'Italie et la Grèce, puis la chute de la chaîne de Ponzi en mars 1997 sous la présidence de Sali Berisha. L'insécurité et la guerre civile s'ensuivirent, forçant le président à démissionner. Le 16 décembre 1997, la maison natale d'Hoxha fut détruite au cours d'un attentat. Après cette période sombre, l'accord de coopération entre la Grèce et l'Albanie signé en 1996 attribua à Gjirokastër un nouveau souffle.

Gjirokastër Aujourd'hui

Située à une heure de route de Saranda, Gjirokastër est un bel endroit pour se dépayser. Les vues sont saisissantes aussi bien dans les ruelles sinueuses de la vieille ville que sur les balcons du château, mais surtout depuis l'ancien musée historique situé dans les hauteurs de la cité.

Que voir à Gjirokastër ?

Incontournable, l'immense forteresse de Gjirokastër surplombe la vallée. Vous y trouverez quelques musées et une ancienne prison. Rendez-vous ensuite à la Maison Skenduli , caché parmi les petites maisons blanchies à la chaux dans la vieille ville. C'est un parfait exemple du style architectural ottoman qui conserve en son sein des boiseries et des fresques chargées de mémoire. Dans le même esprit, découvrez la maison Zekate connue pour ses splendides chambres aux vues panoramiques.

Depuis le bazar principal de Gjirokastër , les ruelles montantes de la vieille ville conduisent à un sentier accidenté rejoignant directement la vallée. Au cœur des pentes ciselées derrière la cité, les ruines du pont Ali Pasha offre un écrin reposant et un bon spot de photographie à l'écart de la civilisation. Les grands aventuriers pourront prolonger leur excursion dans les plaines et les vallées boisées, randonner sur les crêtes, partir à la recherche des bassins d'eau turquoise ou visiter les monuments historiques ponctuant cette région privilégiée d'Albanie.

Climat

En raison de sa situation entre les Highlands de l'intérieur et les basses terres de l'ouest de l'Albanie, Gjirokastër hérite d'un climat méditerranéen caractérisé par un été chaud, avec des précipitations annuelles relativement plus importantes que celles dans les autres villes de la région.

Comment s'y rendre ?

L'autoroute SH4 relie Gjirokastër à Tepelenë au nord et à Dropull jusqu'à la frontière grecque au sud. La plupart des bus partant de Tirana et Saranda , s'ils n'empruntent pas la route côtière, passent par la ville.

A Tirana, les bus pour Gjirokastër partent de la gare routière sud, à proximité du monument de l'aigle. Le voyage dure environ trois heures. Depuis Saranda, des bus quotidiens font un arrêt à Gjirokastër sur leur itinéraire vers Tirana, et vice-versa. Les départs se font généralement avant midi. Le trajet de Saranda à Gjirokastër prend un peu plus d'une heure. Les bus vous déposent sur l'autoroute d'où vous pouvez prendre un taxi ou bien marcher pour rejoindre la vieille ville.

Pour quitter Gjirokastër, rendez-vous à la station-service de Kastrati sur la route principale, où passent des bus à destination Tirana et Saranda, mais aussi vers Berat, Durres, Korce et Vlora. Les services sont limités le dimanche.

Comment se déplacer ?

Les villes du Patrimoine mondial de l'UNESCO se découvrent mieux à pied. Chaussez de bons crampons, munissez-vous d'un appareil photo et laissez les ruelles sinueuses vous guider vers les meilleurs points de vue de Gjirokastër.

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